Santé, consommation et développement durable

Comment sortir d’une logique de surconsommation pour créer une société plus durable ?

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Cette thématique reprend bien les enjeux dominants dans notre société du 21ième siècle, marquée par les dérives de la toute puissance du système économique néo-libéral. L’économique domine toutes les autres sphères de notre société : le politique, les médias, le culturel, l’éducatif, etc. Il façonne les individus en consommateurs serviles, prêts à consommer toujours plus, et n’importe quoi.

Bien sûr, une certaine prise de conscience se manifeste à l’encontre de cette manipulation, mais le fatalisme prend souvent le pas, et les gens perdent confiance en leurs possibilités d’agir . Ils ne savent plus faire eux-mêmes. La seule solution : acheter. Y compris des médicaments puisqu’ils ne savent plus comment se soigner pour être en bonne santé. Face à la dégradation de l’environnement, ils se sentent impuissants : « ce n’est pas possible de changer les choses ». Ils n’ont pas conscience que leurs actes quotidiens ont un impact sur leur santé, sur l’environnement et sur l’avenir de la société, dans un sens positif ou négatif.

Les gens n’ont plus confiance en eux-mêmes, en leurs possibilités de prendre en charge, d’orienter l’avenir, ils abdiquent ou ils délèguent à d’autres, ils sont tout simplement dépassés.

Ce premier enjeu a une influence sur les suivants. Il constitue un enjeu en amont de tous les autres, à travailler de manière transversale.

D’autres enjeux nous interpellent :

La surconsommation

Les gens consomment sans limite, avec pour conséquence bien sûr un énorme gaspillage. Un gaspillage d’énergie, un gaspillage de biens qui pourraient être récupérés et réutilisés par d’autres.

La dégradation de la santé

Malgré l’augmentation de l’espérance de vie et l’avènement de techniques performantes, la bonne santé est en baisse.

L’emprise de la publicité et des messages médiatiques

Les médias diffusent une image, un être type à suivre et à imiter. La publicité envahit tous les vecteurs de communication, elle écrase, elle empêche de penser, elle crée l’illusion de l’adéquation consommation-bonheur. Elle est dans les mains du pouvoir économique dont le souci n’est plus de produire mais d’écouler, de vendre, de réaliser le profit maximum sans souci de la qualité. Elle est responsable de la malbouffe chez les jeunes et de l’endettement d’une couche de la population de plus en plus importante.

La dégradation de l’environnement

L’évolution de l’agriculture et de l’alimentation

style='float:left; width:150px;'> type="image/jpeg">JPEG Cette évolution vers une agriculture de plus en plus intensive a comme conséquence la destruction des sols, la dégradation de la qualité des aliments, l’augmentation des dépenses d’énergie, l’endettement en spirale des agriculteurs, la suppression des petites fermes et des produits fermiers de terroir.
Cette évolution modifie fondamentalement l’alimentation humaine, de plus en plus standardisée, aseptisée, uniformisée, sans goût et sans odeur. La qualité recherchée est celle qui préserve uniquement l’hygiène sans se soucier de la qualité intrinsèque de l’aliment en valeur nutritive : vitamines, oligo-éléments, etc. Une alimentation prête à être consommée immédiatement, du frigo au micro-ondes.

La crise de l’emploi

Le secteur privé cherche à réduire ses coûts de main d’œuvre et limite donc la création de postes de travail. D’autre part, les postes éventuellement créés sont inaccessibles pour une bonne frange de la population, sans qualification, voire complètement marginalisée. Ce type de développement du marché du travail est inhumain et intenable à long terme. Il contribue à un déséquilibre grandissant dans la répartition des richesses.

Nos objectifs

Un objectif transversal devient prédominant et devra accompagner toutes nos démarches d’actions plus ciblées : développer la confiance en ses possibilités d’agir.

Lutter contre la surconsommation

Réfléchir sur les besoins de base personnels, c’est à dire réfléchir sur l’utilité des achats.
Développer le concept de simplicité volontaire.
Réfléchir le lien entre affectif, consommation et bonheur.
Valoriser le sens de l’épargne.
Se simplifier la vie en diminuant le stress, en retrouvant nos vrais besoins,…
Diminuer la pression sur les ressources premières, au nord comme au sud, c’est à dire promouvoir la réparation, le réemploi, le commerce équitable
Développer le concept de "décroissance soutenable". En effet, il n’est pas possible de poursuivre une croissance infinie sur une planète finie. _ Nous devons passer d’un modèle économique et social fondé sur la croissance permanente à une civilisation « sobre » dont le modèle économique a intégré la finitude de la planète. Pour nos pays, cela ne peut que se traduire par une décroissance mais, pour ne pas générer de crise sociale remettant en cause la démocratie et l’humanisme, elle devra être "soutenable".

La promotion de la santé

Prendre sa santé en mains, redonner confiance sur sa propre maîtrise.
Développer la prévention par une bonne hygiène de vie.
Développer les concepts de santé globale : corps, esprit, environnement social et naturel.
S’ouvrir aux médecines simples, naturelles, parallèles.
Aménager sainement les habitats.

Déjouer les pièges de la publicité et des messages dominants

Apprendre à décoder les messages publicitaires explicites et cachés.
Lutter contre l’omniprésence de la publicité.
Solliciter et faire confiance à l’intelligence des gens.

La protection de l’environnement

Modifier le modèle de développement actuel.
Contribuer à la diminution du réchauffement global de la planète.
Utiliser l’eau de façon raisonnée et propre afin de réduire la pression sur la quantité disponible et la qualité des eaux disponibles.
Sauvegarder la biodiversité et préserver les écosystèmes.
Diminuer l’urbanisation excessive et contribuer à la reconstitution des sols.

La sauvegarde de l’agriculture et de l’alimentation

style='float:left; width:150px;'> type="image/jpeg">JPEG Diminuer la pression de l’agriculture intensive pour atteindre une production de qualité : produits bios ou fermiers.
Apprendre à produire et/ou à travailler ses aliments soi-même.
Créer des circuits courts du producteur au consommateur.
Promouvoir une consommation plus saine pour chacun : respect de la pyramide alimentaire, moins de sucre, moins de viande, plus de légumes et de fruits,…
Retrouver la valeur nutritive des aliments, leur saveur, leur qualité, leur coût écologique,…

Favoriser l’emploi

Créer des emplois stables et former des personnes peu qualifiées.