En tant que réseau, Culture et Développement travaille directement la création de lien social, le décloisonnement des associations et des individus, et ce depuis plus de trente ans. Notre plus grande originalité réside sans doute dans cette volonté de mettre en contact étroit des associations très hétérogènes dans leur mode d’action et leur public, mais qui peuvent s’enrichir mutuellement, grâce à des objectifs et méthodes transversaux.
Un constat s’impose : nous vivons dans une société qui cloisonne, qui « ghettoïse », qui individualise, qui classifie, et qui par là même génère des exclusions (ou en tous cas des vécus d’exclusion) en tous genres. La différence fait peur, qu’elle soit d’âge, de culture, de couleur de peau, de sexe, de religion, de physique, de langage,…
Nous vivons également dans une société qui isole les individus les uns des autres, dans un paradoxal parallèle au développement des technologies de la communication.
L’isolement et l’exclusion engendrent pour certains un manque de confiance en soi : les personnes restent souvent sur leurs gardes, ne se lient pas, se sentent inintéressantes, voire « pesantes » pour les autres.
La tendance à la « ghettoïsation » se traduit également dans le monde associatif : beaucoup d’associations ciblent un public particulier, ce qui ne favorise pas la rencontre ni la création de réseaux. L’accompagnement social est lui aussi trop souvent morcelé : les problèmes sont traités isolément, par des intervenants spécifiques, et la personne n’est plus considérée dans son ensemble, avec toutes les interactions entre les différents éléments de sa vie.
Créer des espaces et des temps de rencontre : aménagement de nos espaces de travail pour laisser une place aux gens, qui ne soit pas « remplie » de nous mais qui leur laisse la possibilité de s’arrêter, de prendre un café, d’entamer une conversation spontanée, de faire des projets ensemble…
Favoriser l’écoute et le respect, ainsi que la découverte mutuelle, la compréhension, la bienveillance : ce sont peut-être des talents innés, mais cela peut aussi s’apprendre et s’améliorer. Nous pouvons organiser, pour les professionnels comme pour les bénévoles, des formations à l’écoute des personnes en difficulté, à la rencontre des différentes cultures, à la confiance en soi et dans les autres, au développement de la coopération.
Faire des choses ensemble : être à l’affût de tous les prétextes d’activités communes, en écoutant les désirs exprimés ou sous jacents du public. Cela peut prendre la forme de sorties, d’aménagements de quartier, de groupes d’échanges de savoir, de mise sur pied de projets comme le seconde main, d’organisation de vacances pas chères, de repas communs, …
Briser l’isolement
Intégrer les personnes handicapées à l’environnement socio-culturel d’une région, par des activités d’éducation permanente
Faciliter l’accès au logement
Insérer les personnes étrangères
Favoriser la dimension communautaire
Collaborer avec d’autres associations : l’esprit de réseau est dans la nature de Culture et Développement, mais s’étend au delà des sections membres, comme le montre le projet global de l’association.