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"L’associatif, soins palliatifs de la société capitaliste ?"

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Le thème choisi reflète une réalité de terrain qui s’impose à nous, comme aux autres associations à finalité sociale, et ce, depuis notre création : la nécessité de faire face à l’urgence des situations problématiques rencontrées par les personnes qui subissent aux premières lignes les effets pervers du libéralisme économique et de la course au profit... Dans une société où les règles du jeu sont définies, de plus en plus, par le "capital économique" qui marque la cadence au niveau national, européen et mondial, de plus en plus de personnes restent sur le carreau.

Plongés dans des situations extrêmes, les personnes qui s’adressent à nous sont souvent au bord du gouffre à différents niveaux : personnel, social, économique, culturel, moral...

Notre pays s’est doté d’un système de sécurité sociale, d’un arsenal de lois agissant comme un réel filet social pour ces personnes les empêchant d’être exclue. Mais certaines personnes (de plus en plus nombreuses, il nous semble) passent entre les mailles de ce filet...

POURTANT de nombreuses institutions publiques ont été créées afin de garantir à tous le droit de vivre dignement. Soumis aux pressions du libéralisme effréné et de la globalisation, les systèmes en place doivent s’adapter... et cela se fait souvent au détriment des personnes les plus "pauvres". Les missions conférées aux institutions se multiplient... et les moyens financiers ne suivent pas toujours.

Le monde associatif est très présent dans notre pays. Il consacre souvent des partenariats entre les pouvoirs publics et le secteur privé pour mener des actions sociales bénéfiques pour les personnes et pour la société.

Ce monde semble jouir d’une flexibilité plus grande pour rencontrer celles et ceux qui, malgré tout, passent entre les mailles du filet social. Il marque souvent, pour elles, le seul lien perceptible qu’il leur reste avec une société où elles n’ont pas trouvé leur place.

L’associatif, comme certaines institutions publiques, servent souvent de soupape de sécurité pour qu’elles ne se sentent pas totalement lâchées par la société.

Aujourd’hui, une logique de "conditionnalité" et de "contrôle" s’impose de plus en plus à nous, que ce soit au niveau personnel comme au niveau des associations et des institutions.

Des contraintes de plus en plus fortes sont imposées et conditionnent, souvent, les actions menées sur le terrain et l’octroi de subsides publics...

Dans un tel contexte, les associations tiendront-elles encore longtemps ? Peuvent-elles encore faire preuve d’innovation sociale ? Peuvent-elles influer le cours des choses pour que cela change ? Une résistance est-elle encore possible ?

Réponses lors de ce colloque du 14 mai à Dampremy !

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Où ? au CEME, rue des Français 147 à 6020 Dampremy (Charleroi)

Quand ? le samedi 14 mai de 09h00 à 16h00

Infos et inscriptions avant le 11 mai : colloque.15ans.rochelle@hotmail.com

PAF : 15 € (8 € Etudiants)